À propos du développement durable

Qu’est-ce que le développement durable ?

Le développement durable repose sur trois piliers : l’équité sociale, l’efficacité économique et la préservation de l’environnement. Il consiste à privilégier un développement qui respecte un équilibre entre ces trois piliers.

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La définition du développement durable donnée dans le rapport de Bruntland en 1987 est la suivante :

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »

C’est ce rapport qui popularisa le concept de développement durable et en planta les principes. La Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement (CMED) voulait alors trouver un moyen de concilier le développement économique avec l’équibre écologique.

Le Sommet de la Terre à Rio

C’est en juin 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, aussi appelé conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, que 178 pays sont réunis pour signer des conventions thématiques sur le changement climatique et la biodiversité, des déclarations sur les forêts et la désertification, une déclaration générale et un plan d’action.

La déclaration de Rio présente 27 principes, qu’Agora21.fr a synthétisés :

« L’homme est au centre des préoccupations (1) dans le respect des générations présentes et futures (3).

Les Etats, qui doivent coopérer de bonne foi (27), ont le droit souverain d’exploiter leurs ressources sans nuire aux autres Etats (2) qu’ils doivent avertir de toute catastrophe (18) ou activités dangereuses pouvant les affecter (19).

La protection de l’environnement est partie intégrante du processus de développement (4). Elle est conditionnée par la lutte contre la pauvreté (5) et concerne tous les pays (6) selon des responsabilités communes mais différenciées (7). Les modes de production et de consommation non viables (non durables) doivent être éliminés (8) au profit de ceux qui seraient viables dont la diffusion doit être favorisée (9).

Le public doit être impliqué dans les décisions (10) dans le cadre de mesures législatives efficaces (11), économiques en internalisant les coûts grâce au principe pollueur payeur (16), par des études d’impact (17), toutes mesures qui ne doivent pas constituer des barrières injustifiées au commerce (12) tout en assurant la responsabilité de ceux qui causent les dommages (13) et en évitant le transfert d’activités polluantes (14).

Le principe de précaution (15) doit être mis en oeuvre.

Un certain nombre de groupes majeurs ont un rôle particulier à jouer : les femmes (20), les jeunes (21), les communautés locales et autochtones (22).

La paix, le développement et la protection de l’environnement sont interdépendants et indissociables (25) les règles d’environnement doivent être respectées en temps de guerre (24) et pour les populations occupées ou opprimées (23). Les différents d’environnement doivent être résolus pacifiquement (26).

L’Agenda 21

Le plan d’action signé est nommé l’Action 21 ou Agenda 21. Il est constitué de centaines de propositions qui ont pour objectifs de faire du développement durable une réalité. C’est au chapitre 28 de cet Agenda 21 que les collectivités locales sont appelées à mettre en oeuvre des actions pour assurer un développement durable à leur niveau.

Comite21

C’est ainsi qu’a été mis en place en 1995 le Comité 21, une association à but non lucratif dont l’objectif est de faire vivre en France l’Agenda 21. Pour plus d’informations sur les actions de ce réseau d’acteurs du développement durable, rendez-vous sur le site du Comité 21.

En France, la Charte de l’environnement ajoutée en 2005 à la Constitution accentue encore un peu plus le rôle des collectivités en tant que modèles de développement, puisque l’article 6 précise que « les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, du développement économique et du progrès social ».